Retour sur la mythique 405 T16 « Pikes Peak » en vidéo !

Ce week-end à lieu la légendaire course de « Pikes Peak », qui se déroule chaque année en août dans le Colorado, et ce depuis 1981. Le-pilote-auto vous propose un retour  sur cette course si particulière dans le monde du sport automobile.

Pour ce qui ne la connaisse pas encore, Il s’agit d’une course de côte comme on peut en trouver en France, sauf que celle ci se déroule au Etat-Unis et que du coup, tout est à l’échelle américaine! Un tracé long d’un peu moins de 20 kilomètres qui comporte exactement 156 virages, un impressionnant dénivelé franchi par les participants: près de 1500 mètres… La particularité de cette épreuve est qu’aucun des virages ne dispose de barrières de sécurité, ce qui ne laisse aucunes chances au concurrents en cas de sortie de route: c’est soit la roche soit l’énorme ravin! Pour corser un peu plus le tout, la piste est couverte de poussière et certaines portions ressemblent carrément à des épreuves sur terre… Le choix des pneumatiques doit être vraiment compliqué!

Les connaisseurs l’auront deviné,  le dénivelée de 1.5km modifie drastiquement les conditions de course entre le départ et l’arrivée: la pression atmosphérique est différente et l’admission d’air par le moteur est donc elle aussi modifiée, ce qui influe directement sur la puissance effective développée.

Incroyable 405 T16…

On va être chauvin et s’arrêter sur une date en particulier: l »année 1988. En effet, Peugeot décide alors de s’aligner au départ et va développer une version ultime de la 405 T16, qui sera baptisé « 405 T16 Pikes Peak ». Qu’est ce qui la différencie du modèle de série? Et bien à peu près tout, car une énorme majorité de pièce est issue de la compétition automobile: étriers 4 pistons, plaquettes et disques ventilés  compétitions, énormes appuis aérodynamiques avant et arrière, amortisseurs Bilstein, tableau de bord spécifique avec l’ajout de multiples manomètres (mano pression, mano   de turbo, mano température d’huile etc.) un seul siège baquet avec harnais et j’en passe!

Pour ce qui est du moteur, la base reste le 4 cylindres de 1905 cm3 qui va subir une importante préparation, qui commence par l’ajout d’un énorme turbo! Ce dernier est d’ailleurs couplé à un échangeur air / air imaginé par le célèbre fabriquant Garett. Pour l’anecdote, cette échangeur reçoit de manière régulière de petite pulvérisation d’eau afin de réguler la température d’admission et ainsi éviter qu’elle ne soit trop élevée… Le résultat est impressionnant: 540 ch sont dégagés du 4 cylindres! Derniers détails et non des moindres, la transmission est intégrale, les roues arrières sont directrices (comme sur la dernière Renault Laguna GT) et la boite passe à 6 vitesses.

…immortalisée par un film magnifique!

Le pilote désigné pour dompter la bête est l’expérimenté Ari Vatanen, qui sera filmé par Jean-Louis Mourey dans un superbe film intitulé « Climb Dance ». Ce dernier à connu un énorme succès avec à la clé de nombreuses récompenses dans les plus grands festivals: Grand Prix du film à Chamonix en 1990, « Gold Award » au « International Film Festival of Houston », « Silver Screen » au « US Industrial Film & Video Festival » de Chicago et enfin le « Prix spécial » du Jury au festival International du Film d’aventure de Val d’Isère en 1990.

Allez on éteint les lumières, on branche le volume du kit 2.1 sur max et on se laisse embarquer!!!!!

 

 

Sur le même sujet

jerome

Auteur jerome

Passionné de sport auto depuis tout petit, je suis fan inconditionnel des "véhicules historiques" de compétition. Mes autos préférées datent donc de cette époque: BMW e21 CSL, Alpine A110, Renault 5 Turbo et bien d'autres!!!

    Laisser un commentaire