Nicolas Lapierre : « Avec ORECA, c’est un retour aux sources »

Actuellement au Circuit Paul Ricard où il va retrouver un baquet à l’occasion du Prologue du Championnat du Monde d’Endurance, Nicolas Lapierre est de retour. Absent des circuits depuis l’été dernier, le pilote tricolore participera aux 6 Heures de Spa et aux 24 Heures du Mans à bord de la ORECA 05 LM P2. Nicolas nous a sympathiquement accordé une interview.

2014_austin_saturday_3Pour commencer, peux-tu revenir en quelques mots sur ton parcours, pour nos lecteurs qui ne te connaitraient pas très bien ?

« J’ai commencé le kart à l’âge de 10 ans, je l’ai pratiqué en compétition jusqu’à 16 ans. C’est mon père qui m’a donné le virus du sport automobile, il tenait l’école de pilotage de Magny-Cours.
A 16 ans, j’ai commencé à gravir les échelons de la monoplace. J’ai commencé par la Formule Renault pour finir en GP2, l’antichambre de la Formule 1.
En 2008, j’ai commencé à travailler avec ORECA en endurance jusqu’en 2012 où je suis allée courir chez Toyota. J’ai changé d’écurie mais je suis resté dans le même esprit, Toyota et ORECA étant partenaires. »

Quel est ton sentiment à l’idée de remonter dans un prototype ORECA ?

« Je suis vraiment très content de remonter dans un proto ORECA, bien que, comme je l’ai dit, en étant chez Toyota, je suis resté en contact avec ORECA. C’est un peu un retour aux sources, j’ai une totale confiance vis-à-vis d’ORECA, j’aborde donc cette nouvelle expérience sereinement et sans appréhension. »

Tu as débuté en endurance avec ORECA et tu as connu les deux précédents protos. Que sais-tu à propos de cette nouvelle voiture ?

« Je ne l’ai pas encore conduite, mais j’en ai longuement discuté avec David (David Floury est le directeur technique d’ORECA). J’ai vu les photos. Et je sais que cette voiture est résolument nouvelle par rapport à la précédente. »

Tu y as déjà répondu précédemment mais concrètement, comment abordes-tu ton retour sur circuit après quelques mois d’arrêt ?

« Je suis content de retrouver le milieu de l’endurance. Sinon je n’ai pas d’appréhension particulière. C’est comme le vélo, ça ne se perd pas ! »

Tu prendras le départ de deux épreuves du Championnat du Monde d’Endurance en LM P2 après avoir roulé en LM P1. Cela te semble-t-il être une bonne chose pour redémarrer la compétition ou as-tu une petite frustration ?

« Non, je pense que c’est un2014_austin_thursday_3_8 bon moyen de reprendre. C’est sûr que les voitures sont moins performantes qu’en LM P1 mais l’essentiel est d’avoir une voiture capable d’offrir de belles performances et de gagner sa catégorie, ce qui je pense, peut être le cas avec la ORECA 05. »

Sur les réseaux sociaux, les réactions positives au sujet de ton retour se sont faites nombreuses. Quel est ton ressenti face à toutes ces marques de soutien ?

« Mon départ de chez Toyota a été un petit peu précipité et il est vrai que les gens n’ont pas compris. Ça fait toujours plaisir de voir que les gens sont sympathiques et réagissent de façon positive. Même ici, les gens sont très sympas et semblent contents de me revoir (tout au long de notre rencontre Nicolas n’a cessé d’être sollicité par des personnes ravies de le voir à nouveau). »

Penses-tu à évoluer dans d’autres domaines tels que le GT et le Super GT par exemple ? Quels sont tes projets ?

« Le GT me plairait beaucoup, notamment participer aux 24 heures de Spa. J’y ai déjà participé par le passé mais je n’ai pas pu aller au bout suite à un problème mécanique. C’est un de mes objectifs pour cette année.
« Pour le Super Gt, j’ai eu l’occasion de participer à des essais cet hiver, c’est très sympa aussi mais j’aimerai rester en Europe et rester dans le proto si possible, et courir en GT pour le plaisir uniquement.
« Mon objectif principal est de rester en proto, la grille est de plus en plus importante et le niveau de plus en plus élevé donc c’est un beau challenge. Et je suis également toujours pilote de réserve chez Toyota. »

Enfin, pour finir, as-tu quelque chose à ajouter ?

« Et bien, je voudrais remercier Hugues de Chaunac qui m’a constamment fait confiance. Nous avons toujours travaillé ensemble et je suis très heureux de rouler à nouveau pour ORECA, c’est un retour aux origines. »

Vous pouvez retrouver Nicolas et toutes ses actualités sur sa page Facebook officielle.

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Auteur Julia Falzoï

Passionnée depuis toute petite par le rallye, je portais encore des couches lorsque je suis entrée dans un baquet pour la première fois ! Sensibilité toute particulière pour le rallye mais également les belles voitures de sport type Porsche GT3. Amoureuse inconditionnelle de sa Fiat 500 sport.

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